vendredi 30 novembre 2007

Grenoble : les flics sur la fac

Je découvre aujourd'hui ce reportage diffusé par France3 hier, sur l'intervention des forces de l'ordre sur le campus de Grenoble.

Je vous pose le contexte : mercredi avait lieu l'assemblée générale des étudiants, pour décider de la poursuite ou non du blocage. À l'issue de celle-ci, il y a eu un vote truqué par les bloqueurs : plutôt que de faire un vote par passage sous portique (comme la semaine précédente) qu'ils étaient sûrs de perdre, ils ont fait un vote par zone géographique (en gros les pro-blocages d'un côté et les anti- de l'autre, et ceux qui refusent de se déplacer ou qui n'ont pas entendu la consigne sont comptés sans trop savoir comment) qui a donné, comme par hasard, la victoire au blocage.
Les présidents des universités ont décidé de ne pas cautionner cette manipulation, en rouvrant les bâtiments bloqués dès le lendemain (c'est à dire hier, jeudi). Et voilà le résultat…

Ce qui me frappe, c'est qu'il s'agit des batiments devant lesquels je passe tous les matins, tous les midis, tous les soirs de la semaine depuis des années. Et je n'ai jamais vu une telle violence sur le campus.
En passant hier devant l'Université Pierre-Mendès-France, j'ai vu une dizaine de gendarmes en carapace et avec un bouclier. "Rien" que cela, cela m'a fait bizarre. Et j'étais loin d'imaginer tous les affrontements qui ont eu lieu plus tôt dans la matinée.

Je n'aime pas voir des flics sur la fac, sans doute pour une histoire de symbole. Mais je préfère encore que l'ordre soit assuré par eux, plutôt que de laisser les gauchistes et les anars s'imposer par la force (sur la vidéo, on voit d'ailleurs que certains d'entre eux tiennent des batons ou agissent le visage masqué).

J'avais assisté à des AG étudiantes l'an dernier (à l'occasion du mouvement anti-CPE), j'étais pour le blocage, mais l'homme de gauche que je suis était atterré par leur discours caricaturaux et staliniens des intervenants gauchistes, et leur façon de tout mélanger (notamment de voir dans les émeutiers des banlieues -dont l'action n'est selon moi rien d'autre qu'une violence fasciste- qui brûlent des voitures des pauvres, des partenaires de lutte contre Sarkozy).

1 commentaire:

Modération des commentaires sur les articles de plus de deux semaines