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Affichage des articles du août, 2010

Karoutchi et les amalgames au fascisme et à Vichy

Je découvre que Roger Karoutchi, dans une interview au Parisien réclame « qu’on laisse Hitler, Mussolini et Pétain à l’histoire ».
Il se dit notamment « scandalisé de voir les responsables de gauche traiter le gouvernement de nazis, de fascistes, ou de vichystes ».

Je suis d'accord : je suis toujours profondément agacé par ces tentatives d'amalgame, de nazification de l'adversaire.
Si bien que j'en ai déjà parlé ici… à propos du même Roger Karoutchi. C'était il y a deux ans et demi, alors que Sarkozy était déjà au plus bas dans les sondages.
Un article du Nouvel Observateur nous en avait appris de belles. Le ministre s'était lâché.
Les journalistes ? (c'était après l'histoire du faux SMS « Si tu reviens j'annule tout" » publié par le Nouvel Obs) Roger Karoutchi a comparé l'attitude des journalistes d'aujourd'hui à celle de la "presse des années 30" (…) "On a l'impression d'un vent de folie qui respire les année…

Humour et liberté d'expression

Je suis tombé samedi après-midi sur Patrick Sébastien : portait d'un bluffeur, sur France 3. Le documentaire revenait notamment sous la polémique « Casser du noir ».

Plantons le décor. Nous sommes en 1995. Pendant des mois de campagne électorale (présidentielle et municipale), il avait été mis à l'écart, interdit de sketchs politiques, pour une séquence où Nicolas Sarkozy était le petit chien d' Édouard Balladur. Inconcevable pour TF1 (et pour son très balladurien directeur de l'information, Gérard Carreyrou, aujourd'hui éditorialiste ultra-sarkozyste de France Soir) qui fait clairement campagne pour le premier ministre.
Sébastien revient donc en septembre 1995, avec Osons. Le concept ? Beaucoup de provocation mâtinée d'humour potache. Et dedans, une parodie de « Casser la voix » de Patrick Bruel.
C'est « Casser du noir ». Aux paroles racistes puisque chantée en imitant Jean-Marie Le Pen.

Évidemment du second degré. Mais la droite balladurienne veut sa peau…