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Affichage des articles du février, 2008

Quand on n'a pas d'arguments…

…on fait passer toute critique pour du racisme. C'est pratique, ça permet d'éviter de répondre sur le fond.
Deux exemples :
Karoutchi qui défend Sarkozy : Devant une assistance imperturbable, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement n’a pas hésité à assimiler les "attaques" contre Nicolas Sarkozy à celles subies par Jean Zay "mi juif, mi protestant" cible de la presse d'extrême-droite sous le gouvernement de Vichy. "Cela a contribué au fait qu'il soit assassiné", a-t-il même tenu à préciser
Rama Yade, en campagne électorale : Cette gauche qui dit défendre les modestes, les minorités et les immigrés, c'est cette gauche qui s'en prend à moi, qui ne suis que numéro 3 de la liste, je le rappelle, qui s'en prend à moi parce que je suis noire
Le but ? Remplacer la réflexion, le débat d'idée, par les réflexes de l'émotion. Que les gens ne votent pas pour un candidat parce qu'il est meilleur qu'un autre, mais pa…

Si on arrêtait de crier à l'antisémitisme pour n'importe quoi ?

Je découvre, notamment chez Guy Birenbaum, une affaire concernant le journaliste Yves Stefanovitch. Birenbaum a l'habitude d'accuser à tort les gens de racisme (Renaud Camus, Alain Finkielkraut).

Un débat en présence de Jean-Marie Cavada, où Stefanovich critique la façon de Delanoë de draguer le vote juif. On l'accuse d'antisémitisme, le PS le premier, évidemment…
J'ai beau regarder la vidéo, je ne vois rien d'autre qu'une critique du communautarisme, mâtinée de quelques maladresses. Je suis en désaccord avec son analyse, mais je ne la trouve pas pour autant raciste.
Moi qui suis profondément républicain, qui considère que la nation passe avant la religion, l'orientation sexuelle, etc., la drague du vote communautaire m'est insupportable. J'ai toujours trouvé ça désolant quand les candidats clament leur amour de la Palestine ou d'Israël, selon que leurs électeurs soient majoritairement arabes ou juifs.
Et bien, quand j'entends les propos de …

En parler ?

Soyons clairs.
Les discours de Latran et de Ryad, la médiatisation de son aventure avec une starlette, le dîner du Crif, tout ça m'horripile.
D'autant plus que, si certains sont déçus par Sarkozy, ce n'est pas mon cas : je n'ai jamais cru en lui ; qu'il soit communautariste, anti-laïque, je le savais déjà. C'est d'ailleurs pour ça que j'avais soutenu avec force Royal face à Sarkozy, pas toujours en finesse, parce que je voyais Sarkozy comme un danger.

Je me suis rendu compte que j'ai très peu parlé de Sarkozy depuis les dernières élections, préférant m'intéresser aux situations politiques suisse et belge, à l'impayable droite grenobloise, et à la critique de la modernité. Si certains font de l'anti-sarkozysme leur fond de commerce, j'évite cela, préférant rechercher des sujets plus originaux.
Ce n'est pas volontaire, je fais une sorte de blocage : plus je vois Sarkozy, moins j'ai envie de consacrer un article à ce personnage, de …

Dans la série "je parle de Facebook pour faire moderne"…

…un article du figaro.fr sur le lâchage de Martinon à Neuilly par Jean Sarkozy, qui se termine ainsi :
Sur le réseau social Facebook, dont Jean Sarkozy et David Martinon sont deux adeptes, la rupture n'est pas encore consommée, et les deux hommes y étaient toujours, à la mi-journée, affichés comme des «amis». En revanche Arnaud Teullé, lui aussi membre du réseau, n'est toujours pas «ami» avec David Martinon.Intérêt zéro.
Franchement, que peut-on déduire du fait que deux personnes soient ou non amies sur ce réseau social ? Rien, ce n'est que du virtuel (c'est d'ailleurs pour cela que l'AFP interdit à ses journalistes de se servir de Facebook comme source).
Alors, que la rupture entre celles-ci n'y soit "pas encore consommée" a encore moins d'intérêt (comme si Jean Sarkozy n'avait pas des choses plus importantes à faire, alors que la confusion règne désormais dans la droite neuilléenne, que d'aller effacer Martinon de ses amis sur Facebook)…

will.i.am - "Yes We Can" (Barack Obama)

Les chansons pro-Obama, ça a quand même une autre gueule que les chansons pro-Sarkozy.

Vous vous souvenez peut-être des fameuses chansons de soutien au candidat de l'UMP disponibles sur son site de campagne. Notamment le fameux "Show Gars", interprété par deux inconnus nommés Gérard et Tomy (qui se plaignent d'ailleurs d'avoir été oubliés).
Des inconnus qui chantent des paroles ridicules.

Aux États-Unis, c'est d'un tout autre niveau. C'est will.i.am (des Black Eyed Peas) qui s'y colle, à partir d'un discours d'Obama, et ça donne "Yes We Can".
Avec les chanteurs Nicole Scherzinger (PussyCat Dolls), Tatyana Ali, John Legend, Common, le pianiste Herbie Hancock, le basketteur Kareem Abdul-Jabbar, les acteurs Harold Perrineau Jr. (Michael dans Lost) et Scarlett Johansson, et bien d'autres célébrités américaines :

C'est quand même bien plus classe et, surtout, c'est émouvant.

PS : will.i.am explique pourquoi il a fait cette chans…

Mediapart, la victimisation comme vecteur de buzz ?

Rue89 a été lancé le 6 mai 2007. Il leur a fallu moins de dix jours pour faire parler d'eux, en révélant le scoop censuré du JDD sur le non-vote de Cécilia Sarkozy.
MediaPart, le media web payant d'Edwy Plenel, a plus de mal à faire parler de lui en attendant son lancement officiel, sinon par le soutien encombrant de Ségolène Royal. Nous allons le voir, ils ont pour l'instant choisi la victimisation plutôt que le contenu, pour se faire un nom.

La première chose à laquelle j'ai pensé en entendant parler de Mediapart, c'est ce que j'ai dit dans un commentaire laissé chez Versac :

Une question toute bête : Mediapart, ils ont pas peur que Media-participations, les cathos belges de la BD, trouvent le nom trop proche du leur ?Parce que bon, Media-Participations, ce n'est pas rien : c'est quand même le plus gros éditeur de BD européen (propriétaire notamment de Dargaud et Dupuis), qui fait aussi dans l'édition classique, l'audiovisuel et la presse (Spirou…