Il est fréquent de tenter de disqualifier les attaques politiques en faisant passer l'adversaire pour un intolérant. Parfois, cela vient de la personne visée elle-même, comme Ségolène Royal accusant ses adversaires de sexisme ou Rama Yade prétendant être attaquée par la gauche en raison de sa couleur de peau. Le pire, c'est quand cela vient de la garde rapprochée, des porte-flingues… Les sarkozystes vont particulièrement loin dans ce jeu. Karoutchi, alors que Sarkozy chutait dans les sondages à cause du bling-bling et de Kadhafi, n'avait rien trouvé de mieux que de comparer le président à Jean Zay , ministre du Front populaire victime d'antisémitisme, assassiné pendant la guerre. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, vient de faire particulièrement fort. Pressé de questions sur l'affaire Jean Sarkozy ( l'auteur de chansons imposé par son père à la tête de la Défense (l'Epad) pour flinguer Devedjian), il a du mal à répondre. Qu'on lui rappelle que l...