lundi 2 juin 2008

La seule bonne chose qu'aura fait Sarkozy…

…c'est réformer la formation des enseignants.

L'intégration au cursus universitaire est une très bonne chose.

Enfin la mort des IUFM, ces temples du pédagogisme, de "l'élève au centre de l'école" (à la place du savoir)…
Chevènement disait récemment que "La formule pédagogiste qui place «l'élève au centre de l'école » n'est pas de gauche, Elle est démagogique."
En effet, à laisser les élèves découvrir le savoir au lieu de leur enseigner directement, cela gâche énormément de temps. Ce qui a provoqué l'effondrement du niveau, notamment en langues.

8 commentaires:

  1. Faut pas déconner non plus, ce n'est pas la seule bonne chose qu'il ait fait… Je pense à Lisbonne (et non pas sa politique Européenne hein) qui est une sortie honorable de la « crise » provoquée par le non au référendum. Ensuite, je comprends parfaitement qu'on ne me suive pas aisément sur ce chemin. Mais fouille bien, il a bien dû faire autre chose que tu ne désapprouve pas.

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  2. Évidemment que c'est un peu caricatural, mais c'est ce que j'ai pensé quand j'ai découvert son projet pour l'école "c'est la première fois depuis 13 mois qu'il est président qu'il annonce un truc qui me plaît".

    Je ne te rejoins pas sur Lisbonne : j'étais noniste, pour que Lisbonne me plaise, il aurait fallu que je sente une dynamique, un mouvement vers qqch qui me plaise, ce n'est pas le cas.

    En réflechissant, les bonnes choses qu'a fait Sarkozy :
    - lancer l'Union Pour la Méditerranée
    - améliorer la politique d'immigration

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  3. Euh je crois que vous ne comprenez pas quelque chose. Avez vous lu le "traité simplifié" de Lisbone?? Car si les gens le lisait ils auraient des surprise en effet on a rajouté 600 amendements et non pas des articles aux 300 articles présent dans la constitution de 2005. De plus ce n'est pas sarkozy lui seul qui a fait avancé ce projet. En effet celle qui a le plus oeuvré pour ce traité c'est angela merkel alors sincèrement plutôt que de suivre les bribes d'informations diffusées par les grandes chaines renseignez vous un peu! et quand vous n'avez pas assez d'élément pour discuter d'un sujet ne parlez pas! c'est mieux pour tout le monde.

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  4. Tout à fait d'accord avec toi camarade VinZ...

    car au final pendant qu'au sommet de notre Gauche on met souvent ses gosses dans de bonnes écoles où le savoir, donc les outils d'ascension sociale, sont au centre, les enfants des milieux populaires rament et stagnent, perdent du temps comme tu le dis mais surtout des chances d'ascension...

    sil

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  5. Bonjour ici,

    Beaucoup de choses me chagrinent ici, je trouve l'article comme étant un ramassis de poncifs mal découpés.
    Comme si les IUFM étaient la référence absolue des enseignants (des incapables de penser par eux-mêmes ?). Voila une belle démagogie ! Et que dire de ces relents réac de l'école d'avant avec lesquels flirte cette mesure ?
    L'effondrement du niveau des langues ? encore un poncif non ? et si ce n'est pas le cas ne faudrait-il pas le lier à la massification de l'enseignement ?

    Moi perso je n'ai rien contre la suppression de l'IUFM mais qu'on ne vienne pas se draper dans des considérations au mieux réact au pire mal informées. Ce n'est qu'une question d'économie ! (ce qui en soit est louable si on raisonne en terme d'efficacité / moyens).

    Faudrait raisonner un peu plus loin que les idéologies (souvent simplifiées au reste) entre "élève au centre de l'école" et instruction de type magistral il y a une pratique de terrain.

    L'école le seul lieu où tout le monde peut dire n'importe quoi sous prétexte qu'il en est lui-même issu. C'est ça qui fait mal.

    Cordialement. Raph

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  6. Comme si les IUFM étaient la référence absolue des enseignants (des incapables de penser par eux-mêmes ?)
    Je ne dis pas ça. Simplement l'IUFM formate les esprits sur de doctrines pédagogistes (constructivisme) qui ne marchent pas (et tous les profs n'ont pas assez de recul pour voir qu'on leur inculque des conneries).

    Et que dire de ces relents réac de l'école d'avant avec lesquels flirte cette mesure ?
    J'assume totalement. Avant, au moins, les élèves savaient écrire sans faute ou presque.

    L'effondrement du niveau des langues ? encore un poncif non ? et si ce n'est pas le cas ne faudrait-il pas le lier à la massification de l'enseignement ?
    Je vous invite à regarder les enquêtes de "Sauver les lettres" qui a fait passer la dictée du brevet de 1988, notée avec les notations d'époque, à des élèves entrant en seconde, en 2000 (déjà mauvais) et en 2004 (encore pires). Rien à voir avec une quelconque "massification de l'enseignement" : nos ancêtres allaient tous à l'école, hein.

    Ce n'est qu'une question d'économie ! (ce qui en soit est louable si on raisonne en terme d'efficacité / moyens).
    La suppressions de postes de prof, c'est de l'économie (plus ou moins justifiée), la suppression des IUFM, c'est un choix énimément idéologique : le débat Meirieu contre Finkielkraut, pédagogisme contre école républicaine, ça fait 20 ans qu'il est là, et vif.

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  7. Re,

    "l'IUFM formate les esprits sur de doctrines pédagogistes (constructivisme)"
    ---> en fait les deux tendances se superposent à l'IUFM, rien d'univoque en tout cas, et même les pires tenants du constructivisme prennent leurs distances à l'égard de Meirieu et se basent sur leur pratique.

    "tous les profs n'ont pas assez de recul pour voir qu'on leur inculque des conneries"
    ---> Sympa pour eux (heureusement qu'il y a des gens bien renseignés alors). L'IUFM c'est 12 heures de la semaine pendant 1 an. Le reste du temps les stagiaires iufm sont en situation (avec tuteur). Sur les 12 heures de IUFM hebdomadaire très peu sont consacrées à des bases théoriques (y'a aussi les aspects techniques, juridiques etc.). Voir dans l'IUFM un centre d'endoctrinement (de formatage ?) c'est s'aveugler en cherchant un bouc émissaire.

    "La suppressions de postes de prof, c'est de l'économie (plus ou moins justifiée), la suppression des IUFM, c'est un choix énimément [non pas toi Vinz;)] idéologique"
    ---> Là tu fais erreurs. A l'IUFM ce sont des profs en décharge horaire qui enseignent. Supprimer l'IUFM c'est récupérer des heures et les rationaliser. Rien à voir avec l'instruction républicaine qui, au reste, tend dans le même temps à disparaitre sans que personne s'en alarme (cf. article d'A. Prost recopié ici http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-20012761.html)
    Voir dans la suppression des IUFM la victoire de l'instruction sur le pédagogisme et s'en féliciter c'est se détourner du débat : ce n'est pas la première fois que SArko brouille les cartes.

    Cordialement, Raph

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  8. Ce que je veux dire sur les IUFM, c'est que quand on forme les profs en leur disant de faire du constructivisme, ça se ressentira forcément un peu sur la manière dont ils enseigneront
    (c'est le bien le but du truc : former les maîtres)

    oui, "éminemment", j'étais fatigué ;)
    Sur la réduction des heures de primaire, et des postes de profs, évidemment que c'est de l'économie.
    Mais la suppression des IUFM, même si elle permet des économies, je maintiens que c'est idéologique, dans le sens où ça correspond à une promesse électorale de Sarko et aux convictions que défend Darcos avant même de s'intéresser à l'aspect économique du truc.

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