Ces 15 dernières années, la France, prise de remords sur son passé, s'est mise à s'excuser : le discours de Chirac au Vel' d'Hiv' pour la déportation des juifs, la loi Taubira pour l'esclavage des noirs, etc.
S'excuser, c'est une très bonne chose. Mais cela doit permettre de
tourner la page, de
refermer la blessure du passé, pour mieux vivre ensemble. C'est ainsi que fonctionne notre nation.
Par contre, cela nous a fait entrer dans un triste cercle vicieux : chaque représentation de communauté (CRIF, CRAN, etc.) veut qu'on pleure plus sur sa souffrance passée que sur celle de l'autre communauté... et fait du lobbying face aux politiques, dont certains cèdent facilement au communautarisme si cela leur rapporte des voix.
Se repentir, toujours se repentir.
Que veut-on de plus ? Les journées de commémoration, cela ne suffit pas ? Faut faire dans le larmoyant, l'émotion ras des pâquerettes ? Faut imposer la mémoire d'enfants juifs morts aux écoliers ? Ah, zut, certains y ont déjà pensé...
Et c'est de pire en pire.
Avant, le paternalisme gauchiste excusait les délinquants d'origine étrangère parce qu'ils étaient victimes du racisme et de la pauvreté. Ce paternalisme est raciste : honnêtement, si je suis noir ou arabe, j'ai envie qu'on me considère comme tout autre français, surtout pas qu'on puisse m'imaginer, à cause de mes origines, comme un délinquant qui se venge de la société.
Maintenant, le truc qui revient tout le temps, c'est la colonisation.
Des Français, nés en France bien longtemps après la décolonisation, sifflent la Marseillaise en 2008 ? Pour Razzy Hammadi,
c'est la faute à la colonisation.
Non, camarade, la
colonisation n'a rien à voir là-dedans. L'évoquer dans le cadre d'une provocation débile de gamins pas encore bien assimilés à la nation française, c'est mettre inutilement de l'huile sur le feu.
Surtout, c'est
raviver une blessure, alors que le
rôle des politiques devrait être d'aider à la cicatriser.
Comme le disait Ernest Renan, "
l'existence d'une nation est un plébiscite de tours les jours". Alors,
pour que vive notre nation française métissée, arrêtons de ressasser ce qui peut nous diviser.