mardi 21 mars 2006

Grenoble - Lutte anti-CPE

Deux nouvelles aujourd'hui sur le front grenoblois de la lutte contre le CPE.

La mauvaise tout d'abord.
Le tribunal administratif de Grenoble exige la fin du blocage des campus, sous 72 heures à partir le lundi soir, et si ça n'est pas fait, une "astreinte de 50 euros par jour de retard sera mise à la charge de toute personne poursuivant l'occupation".

La bonne maintenant.
Ce matin avait lieu l'assemblée générale des étudiants de Grenoble sur le parvis de la B.U. de Sciences.
Le vote (j'ai simplement assisté m'a semblé relativement démocratique : bien organisé, des croix au marqueur sur les mains pour empêcher les gens de voter deux fois, des assesseurs des pro- et des anti-blocages.
Résultat : environ 4 000 votes pour et 1 700 contre. Le blocage continue donc, malgré la décision du tribunal.

Enfin, coup de gueule contre le CROUS de Grenoble. Qui a maintenu les élections des représentants étudiants dans son instance, alors que 2 facs sont totalement bloquées (Pierre-Mendès France -Grenoble II- et Stendhal -Grenoble III-), et une troisième partiellement (Joseph Fourier - Grenoble I), et que l'IEP Grenoble (Sciences-Po) est également bloquée. La plupart des étudiants, privés de cours, n'ont plus de raison de venir sur le campus. La campagne a été inexistante (l'UNEF étant plutôt occupé à lutter contre le CPE et l'UNI pour le CPE et contre les blocages), c'est un tract de FEDER qui m'a rappelé la tenue des élections...

A voir :
Photos manifs anti-CPE
Photos AG 21 mars

2 commentaires:

  1. Le blocus c'est imposer un état de fait à tous. Le blocus est symbolique mais n'emmène rien de positif. Le blocus donne l'impression aux grévistes d'être sur des barricades en 68, rien de plus. Mieux que le blocus:la grève de la consommation abusive. Si on ne veut plus être des pions dans la société de consommation, il faut le dire haut et fort. Si on veut continuer à être des consommateurs idiots, alors il ne faut pas se plaindre des lois économiquement libérales qui favorisent la précarité.

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  2. Le chômage des - de 26 ans sans qualifications est actuellement de 40% : c'est dire à quel point ils sont aujourd'hui dans une situation de précarité insupportable sans beaucoup d'espoir d'un avenir meilleur. Le CPE est pour eux une chance car il leur permettra de démontrer que malgré leur bagage limité, ils peuvent faire de l'excellent boulot.

    Par ailleurs les autres contrats (cdi, cdd) demeurent alors testons le CPE d'autant plus qu'en contrepartie de cette période de flexibilité pour l'entreprise (qui n'a notons le aucun intérêt à licencier tous les 10 jours !!!!) le droit au chômage est possible dès le 4e mois et le droit à la formation dès le 1er mois.

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