Toujours sur la ligne blanche - ALAIN BASHUNG

Bashung. Difficile à présenter. Certainement le meilleur auteur rock français de l'histoire. Digne successeur de Gainsbourg (qui lui a d'ailleurs écrit quelques chansons dans les années 80) et digne prédecesseur de Miossec et de Noir Désir, ses textes sont d'une profondeur incroyable, et lorsqu'on prend le temps de lire entre les lignes, on y découvre toujours quelque chose, souvent des allusions très poétiques au sexe et à la passion amoureuse.
Comme vous connaissez certainement déjà Gaby oh Gaby, Ma petite entreprise, La nuit je mens, Madame rêve, Vertige de l'amour, Osez Joséphine, je voulais vous présenter un texte de Bashung peu connu, en tout cas que je ne connaissais pas avant d'acheter Climax, le best-of de Bashung sorti en 2000, que je vous conseille absolument.
Toujours sur la ligne blanche est extrait de l'album Roulette russe, sorti en 1979.

Mes yeux sont dans le miroir où je les ai laissés
Je me reconnais même plus sur les photos
Je comprends pas vos questions
Je comprends pas vos prisons
M'ont fait prendre trop de cachets dans leur cachot

Mes mains sont sur un petit cul que j'ai pas touché
J'ai dit ça comme ça, faut pas le prendre de haut
Je signerai où vous voudrez, je signerai mais faut m'expliquer
J'ai pas bien lu le scénario

Je me souviens d'une autoroute...
Coupée en deux
J'ai pas vu le panneau...
Je fermais les yeux

Toujours sur la ligne blanche

Mes yeux sont dans le miroir où je les ai laissés
Je me reconnais même plus sur vos journaux
Comment s'appelle cet endroit
Je me suis perdu, je reconnais pas
J'ai pas bien lu le scénario

Je me souviens d'une autoroute...
Coupée en deux
J'ai pas vu le panneau...
Je fermais les yeux

Toujours sur la ligne blanche

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