dimanche 10 mai 2009

Les délires bretons me gavent

J'ai souvent, sur ce blog, exprimé mon anti-communautarisme, entre autres contre le communautarisme se cachant derrière le folklore breton ridicule.

J'aurais tant aimé que Grenoble se qualifie pour la finale de la Coupe de France. Parce que c'est un club cher à mon cœur. Mais aussi parce que ça nous aurait évité d'avoir une finale 100% bretonne, Rennes-Guingamp.
Et tout ces délires communautaristes.

La palme de la bêtise ? Sans doute la une de l'Équipe toute en breton.
On a également eu droit aux gesticulations communautaristes des politiques bretons, auxquels la FFF a en partie cédé, pour que soit chanté l'hymne breton avant la finale.

On a donc chanté le Bro Gozh, et vu des milliers de drapeaux bretons, les Gwenn ha du.
Deux symboles créés récemment, au XXème siècle, pour tenter de faire croire à une nation bretonne qui n'existe pas.

Le Bro Gozh n'est qu'une copie de l'hymne gallois (tu parles d'un symbole historique breton…), adaptée par François Jaffrenou.
Qu'a fait Jaffrenou pendant la seconde Guerre Mondiale ? Il a collaboré activement avec les nazis.
Et qu'a fait Morvan Marchal, le créateur du Gwenn Ha Du, pendant la seconde guerre mondiale ? Il a collaboré encore plus activement que Jaffrenou.
Le Gwenn Ha Du sera même interdit à la Libération, tant il symbolisait la collaboration avec le nazisme.

De plus, rappelons que Rennes est en Haute-Bretagne, donc en pays gallo, le gallo étant une langue d'oïl (pour faire court, un dialecte du français). Ce qui rend encore plus ridicule toutes ces célébrations en breton autour de ce match.

18 commentaires:

  1. je me permets de ne pas être tout à fait d'accord

    Un titre de l'Equipe en breton? Et alors? Fais comme moi, ne lis pas l'Equipe! :-)

    Tu sembles exiger l'impossible du milieu sportif: la retenue, le calme, la politesse, la raison, la maîtrise des pulsions... je te rappelle que ce sont des supporters de foot!

    Et pourquoi s'énerver sur cette histoire de finale "100% bretonne". Je ne vois pas bien où est le problème d'avoir une finale "bretonne".

    deux équipes "corses" ce serait mieux?

    plus grave est l'assimilation que tu fais entre bretonnants et nazis: comme partout en europe il y a eu des collabos en bretagne, mais aussi des résistants

    la bretagne est connue (du moins je le croyais...) pour avoir abrité des maquis - les maquisards bretons se battaient au côté des résistants venus de nombreux horizons, à commencer par les résistants et soldats parachutés depuis la grande-bretagne

    le créateur du gwenn ha du l'a dans le cul: son drapeau ne lui appartient plus depuis longtemps, il appartient à tous ceux qui aiment la bretagne, son temps de merde et son cidre

    un peu comme le drapeau européen, qui dans l'esprit de son créateur était une claire référence à la vierge marie (http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_europ%C3%A9en#Symbolique_mariale)

    En tant que citoyen européen, tu te sens concerné par cette symbolique toi? Moi pas, quand je regarde le drapeau européen je ne vois ni son créateur ni les idées de celui-ci, je vois simplement le symbole de l'UE.

    kenavo dit!

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  2. 1) La Bretagne existait en tant qu'entité bien avant la création du concept de "France" et de tous les mythes imbéciles associés (la "France éternelle" et tutti quanti).

    2) Invoquer l'équation "Breton = Nazi, Francais = héroïque résistant", c'est faire preuve d'un mauvaise foi hilarante quand on connaît l'histoire de Vichy et la popularité du Pétainisme à la même époque. C'est l'ensemble de la société française qui a collaboré, ce sont des gendarmes français qui ont arrêté des dizaines de milliers de juifs, le drapeau français était l'un des symboles officiels de cet état raciste.

    3) Le gallo n'est pas un dialecte du francais. C'est le francais qui est l'une des variantes des langues d'oil, l"'Ile de Francien" pour être précis.

    4) Je suppose que votre "anti-communautarisme" s'applique également au Canada et que vous êtes en faveur de l'assimilation des francophones de Montréal et d'ailleurs qui sont en passe de devenir minoritaires. Au cas ou vous l'auriez oublié, le français est également une langue régionale dans le monde d'aujourd'hui.

    5) La lutte contre le "communautarisme" est un bien joli alibi quand il s'agit en fait de lutter contre les droits culturels et la visibilité de tout ce qui n'est pas francais de souche, judéo-chrétien ou hétérosexuel. L'ennuyeux, c'est que la ficelle est vraiment trop grosse - les affiliations rouges-brunes du "national-républicanisme" sont de plus en plus évidentes. Même le FN invoque le "communautarisme" pour cracher sur ces "bougnoules qui ne sont pas comme nous", hurler contre le mariage homosexuel ou exiger l'interdiction des panneaux bilingues en Bretagne. Le beau terme de "républicain" est en passe de devenir synonyme de patriotard, franchouillard, nationaliste, réactionnaire...

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  3. @Albatros :
    Je suis un anti-communautariste acharné, et j'ai eu plusieurs fois maille à partir sur ce blog avec des gens du parti breton.

    Moi ça m'a vraiment choqué qu'on accepte que soit chanté un autre hymne que la Marseillaise, fût-ce une heure avant. Si c'est pas une preuve de communautarisme…
    D'ailleurs, la FFF a dit "Nous ne voulons surtout pas créer un précédent. Si l’année prochaine, il y a deux clubs corses en finale, nous ne nous sentirons bien sûr pas obligés de diffuser l’hymne corse". Ils l'ont créé, justement ce précédent. Je ne crois pas une seconde qu'on va expliquer aux Corses qu'on ne jouera pas leur hymne pour Bastia-Ajaccio alors qu'on a joué l'hymne breton pour Rennes-Guingamp.

    Ce qui m'énerve, c'est toute la part de toc qu'il y a dans ce folklore breton.
    Pourquoi ne brandit-on pas le vrai drapeau breton, le Kroaz Du, qui date d'il y a 9 siècles ?
    Pourquoi l'Équipe fait-elle sa Une en breton, alors que Rennes est en pays gallo ?

    Et je n'ai jamais dit bretonnants=collabos, j'ai parlé des gens les plus engagés dans le "nationalisme" breton. Et bien, dans ces gens-là, la plupart ont collaboré avec les Nazis, par haine de la France…

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  4. @anonyme de 23h05 :
    1) si vous voulez remonter jusqu'à l'Armorique, on peut remonter jusqu'à la Gaule…

    2) franchement n'importe quoi

    3) j'ai précisé que c'était une simplification. Et l'"Ile de Francien" n'existe pas.

    4) ce n'est pas comparable :
    il y a une nation québecoise, une nation wallone, mais pas de nation bretonne.

    5) Que voulez-vous que je réponde à un tel tissu d'âneries ?

    Le seul moyen pour un pays historiquement multi-ethnique comme la France de tenir debout est d'être une nation unitaire. C'est bien en imposant une seule langue que la France a fait son unité.
    Fonctionner par communauté, et la France cessera d'être.

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  5. allo Vinz,

    concernant la marseillaise, je suis d'accord avec toi: le public aurait pu chanter le bro gozh, ça ne me dérangerait nullement (le bro gozh ma zadou est un beau chant) - la dimension officielle est un peu gênante car, comme tu le remarques, ça crée un précédent

    drapeau breton: je ne sais pas si brandir un étendard du temps d'avant la réunion au reste de la france serait une bonne idée :-) et puis un étendard de l'époque des ducs ou des rois, bof bof...

    histoire: n'oublie pas que jusque dans les années 60-70 il était interdit de donner un prénom breton à son gamin, n'oublie pas que les bretonnants ont été humiliés, leur langue interdite dans les écoles - une génération entière a été volontairement coupée de la langue de ses parents

    ça n'excuse aucunement les pourris qui se sont associés aux nazis, par contre ça aide à comprendre les rapports difficiles à la langue encore aujourd'hui: la plupart des bretons, ou d'origine bretonne (je fais partie du lot) ne parlent pas la langue de leurs ancêtres - mes grands parents, pourtant nés en basse bretagne, ne parlaient pas breton.

    Je trouve ça dommage, et je pense que les bretons ont parfaitement le droit de se réapproprier leur langue - y compris ceux qui vivent à Rennes ou à Nantes. L'Équipe a simplement fait un coup marketing histoire de vendre quelques exemplaires de plus, ce n'est pas du communautarisme c'est du marketing :-)

    à+!

    PS: parti breton, connais pas.

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  6. le parti breton c'est un parti qui veut l'indépendance de la Bretagne au sein de l'Union Européenne (et qui, par conséquent, passe son temps à chier sur la France).

    Oui, on a imposé le français par la force, on a fait l'unité de la France par la force.
    C'est affreusement jacobin ce que je dis, mais soyons réalistes, soyons cyniques : c'était nécessaire pour unir un pays si multi-ethnique (du flamand au basque, de l'alsacien au corse, du breton au savoyard, etc.).


    Pour le reste, oui qu'on défende la culture bretonne, comme toutes les autres cultures, tant mieux.
    Mais dès que ça devient du régionalisme, je ne supporte pas.

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  7. Merci de nous permettre de réagir. J'ai suivi les commentaires des uns et des autres, il n'y a pas à mon sens à opposer les différentes convictions sur le nationalisme (français/breton) sauf à croire que la grandeur d'un pays passe par l'unité (langue, lois, etc.) et la disparition de ses composantes historiques, idée très répandue en France et beaucoup moins chez la plupart de nos voisins immédiats (UK, Allemagne, Suisse, Belgique, Espagne par exemple).

    Je voudrais surtout apporter quelques précisions sur des affirmations qui me semblent infondées.

    "Le Bro Gozh n'est qu'une copie de l'hymne gallois (tu parles d'un symbole historique breton…), adaptée par François Jaffrenou."
    --> Ce n'est pas une copie, C'EST la musique de l'hymne gallois (on parlerait aujourd'hui d'une "reprise", Taldir parlait d'une "adaptation"). C'est volontaire, pour attester de la proximité de la Bretagne avec les autres nations brittoniques. On aime ou pas, selon ses goûts, mais je préfère un chant national qui s'appuie sur le rapprochement de peuples plutôt que sur une vindicte guerrière sanglante et nationaliste comme celle de la Marseillaise. La France est un des derniers pays au monde à avoir un chant de guerre comme hymne national. Même l'URSS avait abandonné l'"Internationale" en 1944.

    "Le Gwenn Ha Du sera même interdit à la Libération"
    --> c'est possible, mais personne n'a jamais vu un document officiel faisant état d'une telle interdiction. Cette affirmation est une conviction présentée comme un fait et propagée par les sites anticommunitaristes et ceux de la Libre Pensée. En l'état actuel des connaissances, c'est tout simplement de l'intox (et ça marche).

    "Et qu'a fait Morvan Marchal, le créateur du Gwenn Ha Du, pendant la seconde guerre mondiale ? Il a collaboré encore plus activement que Jaffrenou."
    --> c'est vrai, comme aussi quelques centaines de milliers (quelques millions?) de Français. Mais le Gwenn ha Du a aussi été adopté (avant guerre) par Marcel Cachin, breton et un des fondateurs de l'Humanité. Et plusieurs nationalistes bretons ont aussi été résistants. Le monde n'est pas tout "blanc ou noir" ! :-)

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  8. C'est bien beau de citer l'Allemagne ou la Suisse, mais ce sont des pays formés d'une seule ethnie, donc pas comparable à la France.

    Ma théorie : un pays multiethnique et multilingue n'est pas viable.

    Allemagne : une ethnie, une langue, OK
    France : plusieurs ethnies, une langue, OK
    Suisse : une ethnie, plusieurs langues, OK

    Belgique : 2 ethnies, 2 langues, au bord de l'implosion

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  9. Et si on leur foutait la paix aux bretons...??? J'en suis un et franchement les clichés vont bon train.

    Au passage, notre "temps de merde" en saison estivale est réellement effectif depuis la canicule de 2003. La péninsule est avancée dans la manche et l'atlantique. Alors les changements climatiques, on est les premiers du pays à se les bouffer à cause de la connerie des autres.

    Ceux qui critiquent, ne venez pas ou tirer vous... Ca fera encore plus d'air à respirer.

    Si les bretons sont attachés à leur région, et bien tant mieux pour eux non ?

    Au passage, Rennes est en Ile-et-Vilaine...Don en Bretagne. Nantes l'était aussi jusqu'en 1943, donc historiquement est également Bretonne.

    Arrêtez un peu de parler pour rien.

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  10. Définition de ethnie: "ensemble d'individus que rapprochent un certain nombre de caracteres de civilisation, notamment la communauté de langue et de culture (alors que la race dépend de caractere anatomiques)". Petit Robert.

    Il y a 3 ethnies en Suisse, il y a 2 ethnies d'origine coloniale au Canada, il y a 2 ethnies en Bretagne.

    Quand à l'unité d'un pays réalisé dans l'oppression, il faudrait dans ce cas convaincre de sa légitimité. Or, vos propos, M. Vinz, ne font que confirmer la violence de cette unification nationale par l'assimilation ethnique forcée: du colonialisme donc.

    De même, selon le principe de démocratie, seule l'adhesion libre et volontaire peut prévaloir de legitimité. Votre attitude montre qu'en aucun cas les jacobins ne veulent du libre choix des peuples (il suffit de les nier).

    De plus, le fait que la France repose sur un système impérialiste parisien (le seul pays centralisé en europe - comme le fut l'URSS et l'est encore la Chine), explique entièrement le mobil qu'ont les jacobins pour maintenir ce système politique. Comme on peut constater que seul l'intérêt personnel des élites locales est concerné par cet impérialisme, on pourrait constater 2 éléments sur votre motivation: soit vous attendez une récompense pour votre zèle, soit vous êtes un jeune idéaliste qui se baigne dans la douceur des certitudes - ce qui n'est pas blamable en soi, je le fut en mon temps, mais on ne peut défendre des valeurs humanistes (liberté, droit des peuples) tout en effaçant d'un argument tendencieux (les bretons sont des fachos) ou en niant un élément gènant (la nation bretonne n'a jamais existé) toutes les valeurs sur lesquels repose l'humanisme.

    Il ne reste qu'en fin de compte qu'une certaine étique de façade et ce point est suffisant pour moi pour préférer être breton que français.

    Bien à vous.

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  11. A propos de collaboration, puisqu'il est le seul argument dans colonialistes français anti-breton, on peut pointer quelques détails interessant:

    La collaboration nationaliste bretonne à commencée parceque les allemands offraient des atouts aux bretons mais il s'arrête en décembre 1941 - ce n'est ni le fachisme ni l'anti-sémitisme qui animèrent ceux qui refusèrent de s'exiler. La majorité des nationalistes Bretons était à Londres depuis juin 1940.
    Comme Jean Moulin d'ailleurs qui, préfet en 1940 accueuillit les Allemands. Il devint résistant qu'en septembre 1941 (après la rupture du pacte Germano-sovietique - il était communiste). Que des points communs, en fait.
    De même, un des rare "grands hommes" français, reçu la francisque des mains du général Pétain en 1943. C'est un peu après quand même, mais ça ne dérange pas du tout les jacobins, cette collaboration tardive de la part de François Mitterrand. D'ailleurs, c'est pour ça que lorsque vous demandez à un socialiste son avis sur Mitterrand, il ne peut que vous répondre: "c'était un grand homme". Il ne pourrait même pas être nationaliste Breton, il a trop collaboré.

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  12. Je ne dis pas que la nation bretonne n'a jamais existé. Je dis qu'elle n'existe pas aujourd'hui.

    Oui, on a imposé l'unité de la France par la force. Je ne vois pas le problème. Il fallait bien créer une nation française.

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  13. M. Vinz vos propos illustrent ce qu'est véritablement le concept "france". Déjà qu'il se matérialisait dans "une certaine idée de la France" tant de foi répété, mais au moins, vous avez la mérite de la sincérité conséquence
    de l'innocence idéale.

    "Il fallait bien créer une nation française". Pourqui, pourquoi ? Manifestement s'il faut renier les principes humanistes pour qu'existe la France, force est de constater que cette "certaine idée" est devenu un dogme religieux qui existe que par lui même et pour le compte de ses élites.

    Quand à la non-existance de la nation bretonne, qui peut affirmer qu'elle n'existe pas?

    Mais, on constate que votre pensée a déjà évoluée, vous reconnaissez qu'elle a existé officiellement. Et si aujourd'hui les manifestations bretonnes vous gavent tant que ça, c'est sans doute parceque cette nation existe, par elle même, c'est à dire par le peuple, sans violence, sans être le plus fort et imposer sa volonté aux autres; de manière humaniste donc.

    Oui, pour moi le choix des valeurs est très rapide à faire: je suis breton.

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  14. Pourquoi il fallait bien créer une nation française ?
    Parce qu'on avait un état et des ethnies multiples avec peu de choses en commun.

    La nation, c'est la raison pour laquelle l'Alsace est française alors qu'elle est ethniquement allemande…


    S'il y avait une nation bretonne, il y aurait des partis politiques spécifiques à cette région autres que des groupuscules autonomistes
    (comme il y a en Belgique des partis séparés entre Wallonie et Flandre : le sp.a et le PS, le CDH et le CD&V, le MR et le VLD…).

    Le reste, c'est juste du folkore.
    On aime les fêtes bretonnes, on aime les traditions (et c'est très bien comme ça), mais ça ne va pas plus loin.
    Les binious et les bigoudens, ça suffit pas à faire une nation, hein.

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  15. C'est très étonnant ce déterminisme historique "il fallait bien créer une nation française". Ca a pourtant causé bien des guerres au XIXe et au XXe siècle ces grandes nations.
    Si la nation française n'existait pas l'histoire aurait été différente et personne ne peut dire que ca serait mieux ou moins bien, on ne refait pas l'histoire ou alors c'est vraiment du nationalisme.
    Je pense que la Bretagne n'est pas une nation car les Bretons se sentent français ET bretons ET européens. Encore faut-il que Vinz accepte qu'ils soient Bretons. Je pense aussi que dans un pays moderne les Conseils régionaux devraient avoir des pouvoirs beaucoup plus étendus.

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  16. Le truc c'est que du point de vue du droit européen, la Bretagne est ce qu'on appel une minorité national. Grosso modo une nation dans une nation. En ce sens les bretons forment un peuple à part, et qui, si ils n'ont pas de gouvernement propre du fait de la gouvernance française, ont des symboles, une histoire, et des langues qui lui sont propres.
    N'en déplaise au jacobins, il y'a 172 langues protégées en Europe et pourtant les états sont stables ... 1 état = 1 langue, c'est tout ce qu'il y'à de plus passéiste et agressif vis à vis des divers communautés de souche où de l'immigration.
    Un état bienveillant se doit d'être fondé sur la tolérance et le droit de ses citoyens d'exister sur tous les plans, culturels où autre. Pour continuer sur la politique, oui il y'a des partis politiques spé bretons et européens, plutôt régionaliste soit, mais quoi de plus naturel face à des volontés d'assimilation agressives.
    Je suis breton et me sent discriminé par vos propos alors si les biniouseries comme vous dites ne vous plaisent pas, passez votre chemin et tout ira bien dans le meilleur des monde ;)
    Vis et laisse vivre ...

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  17. Ah ah, le droit européen, on lui fait dire ce qu'on veut.
    D'ailleurs, il ne vous aura pas échappé que la France n'a HEUREUSEMENT jamais ratifié la "Charte européenne des langues".

    Donc, désolé, en France, dans la vie publique, on parle français. Pas breton, basque, corse, arabe ou que sais-je encore. Vous faites ce que vous voulez chez vous, mais vous parlez français en public. C'est tout.

    Et j'en ai marre de ces délires sur "la tolérance". L'intérêt collectif (de la nation) passe avant l'intérêt individuel.
    Non, en France, on ne fait pas ce qu'on veut avec les langues, pas plus qu'on le fait avec les religions. Et c'est tant mieux.

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  18. Vous parlez, avec un peu de légèreté, du nazisme, mais considérer l'Etat comme absolument transcendant sur l'individus c'est une des définitions du totalitarisme.
    Et parler au nom d'un peuple, en l’occurrence la France, en méconnaissant certains des éléments qui le compose, autrement dit sans aucune légitimité réel, c'est le germe de la violence universaliste, qui va des guerres de Vendée jusqu'à celle de Bush en Irak.
    Points Godwins : 1 partout.

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