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La bonne et la mauvaise censure

Après l'Université Libre de Bruxelles il y a quelques mois, la Fête de l'Huma . Deux lieux de liberté, deux fois que des perturbateurs islamo-gauchistes empêchent Caroline Fourest de parler. Alors, oui, elle n'a pas été agressée physiquement. Mais, à chaque fois, des dizaines de spectateurs, n'aimant manifestement pas Fourest, qui ne sont venus que pour une chose, et certainement pas lui apporter la contradiction. Non, ils viennent l'empêcher de parler. Ils s'imposent par leur nombre, de manière à ne pouvoir être évacués, et perturbent, crient, injurient jusqu'à ce que le débat soit annulé. Empêcher de parler ceux qui ne pensent comme eux. Voilà tout. Ces crétins sont des censeurs. Qu'on censure les discours de haine, pourquoi pas. Qu'on empêche de parler quelqu'un qui attaque les intégrismes religieux ou l'extrême-droite, je ne comprends pas. Avant les gauchistes perturbaient les événements d'extrême-droite. Maintenant ils pertur...

Québec : printemps érable et loi 78

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Cela fait quelques semaines que la lecture d' Embruns me permet de suivre, un peu et de loin, l'agitation étudiante au Québec. En France, pour étudier dans une université publique, un étudiant en licence doit débourser 174€ de frais de scolarité, un étudiant en master 237€. Nous sommes particulièrement bien lotis . Certes, certains pays (notamment les scandinaves) appliquent la gratuité. Mais il suffit de se comparer avec nos voisins Belges ou Suisses : ceux-ci doivent dépenser quelques centaines d'euros supplémentaires. Les Italiens et les Espagnols doivent payer encore davantage. Mais ils restent encore loin du racket anglo-saxon, où les frais dans les universités publiques se comptent en milliers de dollars. Les étudiants québecois étaient encore plutôt protégés. Mais le Parti Libéral Québecois (centre-droit) n'aime pas payer pour l'éducation. Au début des années 1990, il avait fait passer les frais de 540 à 1668 $CAN. Puis entre 2007 et 2012, sous de le g...

La droite et le sentiment d'insécurité

En 2002, l'une des principales raisons de la défaite de Lionel Jospin fut la mauvaise réponse apportée par le candidat aux questions d'insécurité. La fameuse histoire du sentiment d'insécurité . Trop angélique, le camp du premier ministre expliquait que oui, vous pensez peut-être que la délinquance augmente, mais ce n'est pas vrai, ce n'est qu'une impression, que de la propagande de TF1 pour Chirac, alors n'ayez pas peur mes braves gens. Et encore, c'est quand elle n'y voyait pas un racisme sous-jacent. La droite est au pouvoir depuis 9 ans. Nicolas Sarkozy a été ministre de l'Intérieur de 2002 à 2004, puis de 2005 à 2007, et président de la République depuis. Bref, cela fait neuf ans que Nicolas Sarkozy s'occupe de notre sécurité. Et fait voter régulièrement (tous les ans ?) une nouvelle loi sur le sujet… Alors, oui, les « chiffres » disent que la délinquance recule. Mais qui le croit, franchement ? Vous sentez-vous plus en sécurité qu...

Meyssan, Baylet et le PRG

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Candidat à la primaire socialiste, Jean-Michel Baylet a été récemment interviewé par Rue89 . Parmi les questions suggérées par les "riverains", l'une, très pertinente, portait sur l'adhésion de Thierry Meyssan au PRG, le parti que Baylet préside. Rue89 : Et Meyssan ? Thierry Meyssan a été secrétaire national du PRG à une époque où il animait le Réseau Voltaire, mais j'ai envie de dire que depuis, il a fait du chemin. Rue89 : Il est quand même resté jusqu'en 2008. Non… Il n'a pas claqué la porte mais on ne l'a plus vu depuis une dizaine d'années, Thierry Meyssan. Si je vous dis qu'on l'a pas vu, je sais bien. J'ai bien vu que sur certains sites, dans certains CV, il a continué longtemps à mettre qu'il était secrétaire national du PRG, mais ça n'était pas exact. Thierry Meyssan a été en rupture avec nous dès qu'il a pris les positions qu'il a prises sur l'affaire du 11 Septembre. A ce moment-là, je lui ai deman...

Hommage à Pierre Fugain

Pierre Fugain est mort . Vendredi, à l'âge de 89 ans. Grand résistant (il était un des chefs de Reims-Coty, le réseau de renseignements des Forces Françaises Combattantes), le père du chanteur Michel Fugain était une figure tutélaire de la gauche grenobloise . La gauche locale (et plus encore Michel Destot, le maire socialiste de Grenoble) faisait fréquemment appel à l'autorité morale du docteur Fugain pour soutenir son combat. En 1988, une fois à la retraite, il fut candidat socialiste aux cantonales (Grenoble V) en 1988. Il fut néanmoins battu, Alain Carignon, le maire RPR, ayant déclenché l'artillerie lourde (tout en expérimentant l'ouverture), en présentant le célèbre vulcanologue (et homme de gauche) Haroun Tazieff. Adversaire résolu de l'extrême-droite, on le vit tenir discours lors des grandes manifestations grenobloises anti-FN de 1996 et de 2002. La dernière implication directe de Fugain dans la vie électorale date de 2004 où, à 84 ans, il fut encore der...