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Affichage des articles associés au libellé 2012

Fadela Amara a toujours soutenu Hollande

J'ai une bonne mémoire. Parfois, une nouvelle peut m'évoquer une vieille information oubliée. Quand l'histoire se répète ( dérapages de Bigard ), les hypocrisies ( Passi tenant de faire oublier son homophobie ). Ou quand on se fout carrément de notre gueule ( Baylet sur Meyssan au PRG , ou les larmes de Jesse Jackson pour Obama ). Aujourd'hui, c'est Fadela Amara qui est attaquée. L'ancienne ministre d'ouverture de Sarkozy annonce qu' elle va voter François Hollande . Et tout le monde lui tombe dessus à bras raccourcis. La droite lui reproche son ingratitude vis-à-vis du président. La gauche la traite de girouette, d'opportuniste, l'accuse de retourner sa veste. Les attaques peuvent dépasser les limites. Comme les injures par le directeur de cabinet adjoint de Christine Boutin : « Fadela: ni pute ni soumise...mais un peu quand même ! ». Ou l'affreux mépris de classe d'un certain Mabrouck Rachedi qui, sur le site du magazine commun...

La droite et le sentiment d'insécurité

En 2002, l'une des principales raisons de la défaite de Lionel Jospin fut la mauvaise réponse apportée par le candidat aux questions d'insécurité. La fameuse histoire du sentiment d'insécurité . Trop angélique, le camp du premier ministre expliquait que oui, vous pensez peut-être que la délinquance augmente, mais ce n'est pas vrai, ce n'est qu'une impression, que de la propagande de TF1 pour Chirac, alors n'ayez pas peur mes braves gens. Et encore, c'est quand elle n'y voyait pas un racisme sous-jacent. La droite est au pouvoir depuis 9 ans. Nicolas Sarkozy a été ministre de l'Intérieur de 2002 à 2004, puis de 2005 à 2007, et président de la République depuis. Bref, cela fait neuf ans que Nicolas Sarkozy s'occupe de notre sécurité. Et fait voter régulièrement (tous les ans ?) une nouvelle loi sur le sujet… Alors, oui, les « chiffres » disent que la délinquance recule. Mais qui le croit, franchement ? Vous sentez-vous plus en sécurité qu...

Logement, industrie, sécurité et laïcité : les grands absents du débat de la primaire socialiste

Je viens de regarder le débat du second tour de la primaire socialiste entre Martine Aubry et François Hollande. La fille Delors et le fils spirituel de Delors ont discuté pendant près de deux heures. Ah, ça, les débats économiques incompréhensibles, ça y allait. Arnaud Montebourg a dit, avant-hier dans le 20 heures de France 2, que les deux impétrants sont "les deux faces d'une même pièce", qu'ils "ont le même projet". Bonnet blanc et Blanc bonnet ont donc passé leur temps à pinailler, à s'inventer des différences. C'est ainsi qu'on passe plusieurs minutes à parler redoublement. Pas de l'école, pas de l'instruction. Du redoublement, qui coûterait trop cher (si j'ai bien compris ce que racontait Titine). Un sujet m'intéressait particulièrement, celui du protectionnisme. Comme les autres républicains/souverainistes de gauche, je m'enthousiasme pour la percée d'Arnaud Montebourg. Nous avons trouvé notre nouveau Che...

DSK, réflexes de caste et bêtises machistes

Lu sur l'Atelier des icônes : On peut enfin mettre d’accord mélenchoniens et zemmouriens: la presse n’est ni de droite, ni de gauche, elle est bourgeoise, libérale et misogyne, en un mot strauss-kahnienne, à un point que seul révèle l’unanimisme médiatique de ce matin. Et oui, l'idole de la pensée unique est tombée. On ne cesse de nous le répéter : non, c'est impossible, il n'a pas pu faire ça, c'est un complot, respectons la présomption d'innocence. La présomption d'innocence, oui, évidemment. On s'est trop vite emballé sur des affaires truquées. Je n'avais pas imaginé un seul instant que « l'affaire du RER D » fût mensongère. Cela m'a servi de leçon Mais, ici, au nom de la présomption d'innocence, on balaie la parole de la victime. Sans enquête, sans rien, ils ont tous décidé que la parole d'une femme de ménage ne valait rien face à celle de leur demi-Dieu. Quand l'affaire a éclaté, à part Mélenchon et Dupont-Aignan (ennem...

Le Front Républicain ? La belle affaire…

Je suis un homme de gauche. Un jour, j'ai voté à droite. Mai 2002, bien sûr. Chirac-Le Pen. Je suis fier de l'avoir fait. C'était une façon de dire au monde : regardez, 82%, l'immense majorité des Français le rejettent. Marine Le Pen ne sera certainement pas au second tour en 2012. Ce n'est qu'une bulle médiatique qui a largement le temps de se dégonfler (remarque, j'avais dit que l'effet Royal se dégonflerait forcément avant les primaires PS de 2006…). Mais considérons tout de même l'hypothèse d'une présence de Marine Le Pen au second tour. Je ne voterai évidemment pas pour un candidat qui (comme elle) incarne la xénophobie. Mais voterais-je forcément pour son adversaire ? Si le candidat de droite était centriste (Borloo) ou de tradition gaulliste, avec tout ce que cela comporte de républicanisme et d'humanisme (Fillon), je serais fier d'aller voter pour eux pour faire barrage au Front National. Sarkozy - Marine Le Pen : je voter...