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Affichage des articles associés au libellé fraternité

Contre la repentance

Ces 15 dernières années, la France, prise de remords sur son passé, s'est mise à s'excuser : le discours de Chirac au Vel' d'Hiv' pour la déportation des juifs, la loi Taubira pour l'esclavage des noirs, etc. S'excuser, c'est une très bonne chose. Mais cela doit permettre de tourner la page , de refermer la blessure du passé , pour mieux vivre ensemble. C'est ainsi que fonctionne notre nation. Par contre, cela nous a fait entrer dans un triste cercle vicieux : chaque représentation de communauté (CRIF, CRAN, etc.) veut qu'on pleure plus sur sa souffrance passée que sur celle de l'autre communauté... et fait du lobbying face aux politiques, dont certains cèdent facilement au communautarisme si cela leur rapporte des voix. Se repentir, toujours se repentir. Que veut-on de plus ? Les journées de commémoration, cela ne suffit pas ? Faut faire dans le larmoyant, l'émotion ras des pâquerettes ? Faut imposer la mémoire d'enfants juifs morts...

Ségolène Royal à Grenoble le 1er février - Débat participatif sur la jeunesse : compte-rendu

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" Ce qui m'a poussé vers Grenoble, c'était d'abord la jeunesse de l'électorat ". C'est ainsi que Pierre-Mendès France expliquait pourquoi c'était à Grenoble qu'il s'était présenté aux élections législatives de 1967 (le grand campus de Grenoble fait en effet de cette ville de taille moyenne une cité jeune et relativement engagée, que ce soit contre Le Pen -plus gros cortège de province le 1er mai 2002- ou contre le CPE). C'est à la patinoire Clémenceau qu'a eu lieu le débat opposant PMF au Premier ministre Pompidou en février 1967. Ce soir, 40 ans exactement après, Ségolène Royal était à Grenoble, pour un débat participatif sur la jeunesse… à la halle Clémenceau (qui n'est plus une patinoire depuis l'ouverture de Pôle Sud). La salle, qui a une capacité de 3000 personnes, était plus que pleine, il aurait sans doute fallu une salle deux fois plus grande pour que tout le monde puisse rentrer. Il y avait du beau monde ce soir à Gren...

Vive la nation !

La récente polémique concernant les propos de Ségolène Royal sur la souveraineté du Québec montre que le sujet de la nation reste toujours très sensible. Pourtant, si ses propos étaient maladroits au niveau diplomatique, ils n'en restent pas moins fondés : on ne peut empêcher une nation d'accéder à sa souveraineté si elle le désire. Avant d'aller plus loin, il convient de définir clairement ce qu'est une nation . Nation à la française, nation à l'allemande Deux visions de la nation s'opposent : la conception allemande, selon laquelle une nation se définit par son histoire, sa culture, sa langue (Herder parle de Volksgeist , "génie national") la conception française, issue des Lumières, basée sur la volonté d'appartenance, d' association ; ainsi, Emmanuel-Joseph Sieyès , l'un des grands architectes de la Révolution Française, définissait en 1789 dans "Qu'est-ce que le Tiers-État ?" la nation comme " un corps d'assoc...

C'est ça la France - MARC LAVOINE

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En ces temps de tension entre la France et certains de ses jeunes d'origine étrangère, il m'est revenu une très belle chanson de Marc Lavoine qui nous rappelle que la fraternité est une valeur essentielle de notre pays . Liberté, égalité, fraternité. "Faut jamais les oublier, les trois mots qui terminent en Té" ! Ça boit le petit noir ou le petit vin blanc Ça cherche la bagarre et du boulot souvent Ça lève le poing, ça bouge, ça manifestationne Ça sort tous les samedis dépenser son pognon C'est ça la France Du chili dans les gamelles et du vin dans les bidons C'est ça la France Du laguiole à l'opinel, partager les saucissons C'est ça la France On est tous des frères selon les déclarations Enfin, je pense, faut jamais les oublier Les trois qui terminent en Té Ça fait de l'huile d'olive et du couscous poulet Ça trinque à la pétanque, au comptoir, chez marseille Ça Brassens à tout va, c'est beau les seins d'une fille Ça camembert, le chino...